... les batteries se rechargent ...
Lille : avec Hélios 5, les étudiants d’HEI visent un top 10 mondial Une voiture qui roule à l’énergie solaire, capable d’atteindre 130 km/h et affichant une honorable moyenne de 75 km/h… Science-fiction ? Non, c’est le projet sur lequel planche une poignée d’étudiants HEI avec, en ligne de mire, un périple de 3 000 km en Australie.
C’est dans un atelier situé à deux pas d’HEI (Hautes études d’ingénieur) que les membres de l’association étudiante Hélios peaufinent leur nouveau joujou. À moitié en secret car le joujou en question est une voiture solaire dont le coût avoisine, rien que pour les matériaux, les 100 000 €. Autant dire qu’ici, on ne plaisante pas… D’autant plus que les étudiants membres d’Hélios sont ambitieux et espèrent beaucoup de leur Hélios 5, en cours de construction. Il faut dire que depuis 24 ans, Hélios n’en finit plus de décliner les prototypes. « Ça a commencé avec deux ou trois élèves d’HEI, raconte Adrien Fiquet, actuel président. Ils étaient fans du concept et ont rencontré le dirigeant du groupe Fauchille, spécialisé dans les pièces mécaniques, lui-même adepte du solaire et aujourd’hui toujours sponsor. » L’aventure était lancée et, près d’un quart de siècle plus tard, Hélios tourne toujours et regroupe maintenant une trentaine de membres. « Des élèves mais aussi d’anciens élèves qui sont maintenant ingénieurs depuis des années. » Tout ce petit monde continue donc de se retrouver autour de la construction de véhicules solaires. Actuellement, c’est autour du cinquième prototype des ateliers Hélios que le groupe s’active. Avec, en ligne de mire, le World solar challenge (WSC) 2017, « un véritable championnat du monde », qui se dispute, tous les deux ans, en Australie. « 3 000 km entre Darwin et Adelaïde avec, pour seule source d’énergie, le soleil. » Pour trouver trace de la dernière participation des étudiants lillois à l’événement, il faut remonter à 2009, année où ils avaient terminé l’épreuve à la 12e place. Pour 2017, c’est le top 10 mondial qu’Hélios 5 visera. Pour peu que le véhicule soit prêt… « Nous n’avons fait aucune course depuis l’European solar challenge de 2010 (d’où Hélios était revenu auréolé d’un titre de vice-champion d’Europe) car notre prototype datait de 2007 et n’était plus viable », explique Adrien Fiquet. Notamment parce que la modification du règlement du WSC impose désormais quatre roues. « En 2010, on avait commencé à travailler mais sur un trois roues. On a donc dû s’y remettre. » Si tout se passe comme prévu, Hélios 5 devrait toutefois être opérationnel cet été et pourrait alors être aligné sur l’épreuve européenne de Spa-Francorchamps en octobre. Avec, tous l’espèrent, un titre à la clé…
18 janvier 2016